[Mission] Des vivres pour le peuple.
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MessageSujet: [Mission] Des vivres pour le peuple. Dim 2 Juil - 1:13
Maître du Jeu a écrit:
Soins

Des vivres pour le peuple



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Se termine le 01/08/2017


Les bâtiments se sont écroulés dans une bonne partie du village, et avec eux, de l'eau et de la nourriture. S'il est important de promouvoir à la santé des blessés, il faudra aussi penser à ceux qui vont prêter main forte en soignant, reconstruisant et protégeant la population.
Partez donc à la chasse, à la cueillette, à la pêche, et d'autant plus d'activités que vous le pouvez. Qui sait, peut-être trouverez vous assez pour contenter tout le monde ?









Des vivres.

- Cela fera quatre pièces d’or, lui annonça le marchant tout en lui tendant une petite besace.
Fleeheviä lui tendit la monnaie tant désirée, réceptionnant la sacoche de cuir d’une patte, bien fermement entre ses serres. Fière de l’acquisition qu’elle venait de faire, son sourire formait un rictus habituel sur son bec solide qui s’apparentait à tout sauf à un sourire.
L’objet, bien qu’il n’était pas sur mesure, lui convenait parfaitement.
Certes, elle eut besoin d’un peu d’aide pour la placer correctement, ne pouvait fermer une sangle avec ses seules ailes, mais sa conception lui convenait à merveille. La sacoche en bandoulière ne gênait pas ses ailes, et sa position sur son côté maintenue fermement par une sangle similaire à une ceinture empêchait tout mouvement qui pouvait s’avérer malencontreux au vol.

Le geai à face noir s’éloigna de la petite boutique, sortant par la fenêtre ouverte. Le soleil brillait sur CrèveCoeur, la température, plus qu’idéale, attirant bien plus de monde qu’à l’accoutumée. Le fils du marchant, un jeune singe du nom de Rodaik jouait tranquillement avec ses amis dans la petite cabane suspendue dans les arbres que lui avait fait son père.
Les hybrides restaient discrets comme la population d’animaux le leur demandait, mais profitait également de l’été et le fraiche brise qui accompagnait la saison chaude ce jour là.
Sur la place du village, un groupe d’animaux faisait la promotion du véganisme. C’était là un sujet sensible, et peu importait le royaume. Les animaux et les hybrides se nourrissaient de sauvages pour la plupart. Et il n’était pas rare, si vous étiez de ce genre d’espèce, de croiser un cadavre pareil à votre corps étalé sur le présentoir d’une boucherie. Mais beaucoup étaient également carnivores, comme les félins, et ne pouvaient tout simplement pas, quand bien même ils le voudraient, se permettre un tel régime. La viande était vitale pour ces derniers comme pour beaucoup d’autres.

Dans un poulailler non loin de là, des poules étaient étonnamment agitées. Bien trop agitées. Elles poussaient des cris insupportables, battant des ailes et courant dans tout les sens dans leur petite cage. Certaines se débattaient tant qu’elles en faisaient saigner bec et ailes. Mais l’une d’entre elle, malgré les blessures, parvint à percer le grillage et à s’échapper. Sans crier gare, toutes sortir les unes après les autres, elles qui étaient pourtant si calmes habituellement.
Le chien d’un gorille attaqua sa propriétaire pour la forcer à le lâcher. Des lapins sortirent précipitamment de leur terrier malgré la présence de renards à proximité. Mais aucun de s’attaquèrent. Tous n’avaient là qu’un but: s’enfuir.
Et dans l’incompréhension générale des animaux et des hybrides, tout se mit à s’enchainer sans que personne ici présent ne puisse l’avoir prédit.

D’abord, Fleeheviä entendit le cocktail d’un lièvre exploser au sol brusquement, se renversant de sa table. Puis tout le sol se mit à trembler sous ses pattes. Elle poussa un cri. Le monde entier se mit à pousser un cri. Sans même y réfléchir, elle déploya ses ailes pour s’envoler. De là haut, elle pouvait tout voir. Elle pouvait voir ce qu’elle aurait préféré tout simplement ne pas voir. Mais ses yeux refusèrent de se fermer, et ce malgré toute volonté.
Un énorme grondement se fit entendre. Un grondement que même le plus puissant des lions ne pouvait égaler. Il n’y avait plus que ce bruit, car tout le monde à CrèveCoeur s’était tut.
Puis la terre s’ouvrit, une fissure immense venant diviser la ville. La terre tremblait à Aurinkoi. Le peuple tremblait à Aurinkoi. Et les cordes vocales de tout le monde tremblèrent à Aurinkoi.

Les bâtiments s’effondrèrent les uns après les autres. Ils n’avaient pas été conçus pour résister à un tel désastre. Personne n’avait jamais imaginé qu’un tel désastre se produirait ici, après tout. Seules quelques colonnes de pierre et maisons neuves aux fondations puissantes parvinrent à tenir légèrement en place, mais les murs se fissurèrent, les fenêtres se brisèrent et les portes claquèrent tous d’un coup.
Les arbres eux-même, malgré leurs puissantes racines, ne supportèrent pas le choc. Ils furent tirés du sol par une force invisible qui dévastait tout sur son passage. Et à plusieurs kilomètres à la ronde.
Du ciel, Fleeheviä échappait au massacre. Mais elle pouvait tout observer. À des kilomètres de là, là où sa vision peinait à voir, on pouvait voir des nuées sombres formées par les oiseaux qui s’envolaient tous en même temps. Quelques pins assez grands pour être vus d’ici s’écrasèrent également.
Et l’oiseau n’était pas aussi à l’abri qu’elle pouvait le croire. Sous ses serres, un incendie venait de se déclarer. Le bâtiment dans lequel se trouvait une fonderie venait de céder, de puissantes flammes se dégageait du lieu.

Relativise, pensa l’oiseau pour ne pas paniquer, relativise.
Oui, relativiser, et surtout, ne pas paniquer. C’était ce qu’il lui fallait faire. Après tout, ce n’était peut-être là qu’un rêve? Ou plutôt un horrible cauchemar. Et puis, la situation ne lui était-elle pas favorable? Tout le monde avait quitté les chaumières et les commerces pour fuir en hurlant. Ne pouvait-elle pas aller « emprunter » quelques biens qui lui serviraient à l’avenir?
Lorsque la première secousse fut passée, elle redescendit en altitude. La boutique où elle se trouvait plus tôt s’était effondrée, mais il y avait là une ouverture suffisamment étroite pour permettre à un oiseau de sa taille de passer.
Doucement, patientant quelques secondes pour verifier que rien ne s’écroulait actuellement, elle se posa sur le rebord de la fenêtre brisée et se faufila au sein des ruines.

La poussière la fit tousser plusieurs fois, si bien qu’il lui fallut mettre l’une de ses ailes devant son bec pour filtrer tant bien que mal l’air qu’elle respirait. Le lieu était méconnaissable, si bien qu’elle en venait même à douter s’y être trouvée quelques minutes auparavant.
Les étagères étaient à terre, cassées en grande majorité par le poids de la structure qui leur était tombée dessus. Leur contenu n’était pas en bien meilleur état, devenus inutilisables pour la plupart.
La verrerie n’était plus que quelques débris bons pour la poubelle, de même pour les poteries. Et il s’agissait parfois là de pièces d’artisans extrêmement onéreuses. De quoi se fournir plusieurs hybrides en tant qu’esclave ou servants. Les quelques fruits et légumes avaient été abimés par le choc, mais étaient encore largement utilisables. De même, quelques serviettes et couvertures étaient parfois déchirées, mais cela n’ôtait rien à leur potentielle utilisation. Mais en quoi en aurait-elle besoin? Ce qu’elle cherchait, c’était des pièces d’or, des pierres précieuses, des étoffes si chères que même les riches en écarquillaient les yeux face au prix! Pas des biens qu’elle pouvait se procurer à tout moment, et qui existaient en nombre sur les navires qu’elle visitait chaque jour.
Fleeheviä grappilla quelques piécettes, les enfournant dans sa sacoche. Personne ne la voyait, de toute manière. Elle n’avait même pas à être discrète.
Son affaire achevée, elle se dépêcha de sortir de l’endroit. L’air était irrespirrable dans cet endroit clos, saturé de particules qui venaient gêner sa respiration, il ne se renouvelait pas.

Le vieux gorille avait réussi à s’échapper avec sa femme, et portait son fils sur le dos. Il avait laissé derrière tout son commerce, et ne fit même pas attention à la pirate qui venait de lui voler quelques pièces. Mais à qui appartenaient-elles, désormais? Un village en ruine cédant à la panique n’appartenait à personne d’autres qu’aux puissants qui savaient faire face à la peur. Il n’y avait ni plus animaux ni hybrides. Juste ceux qui paniquaient et ceux qui ne paniquaient pas, tirant profit de la situation.
Le cri grave du marchant vint cependant perturber l’oiseau si fier au beau milieu de ce chaos.
Rodaik venait de quitter ses épaules contre le gré de ses parents, courant entre les ruines et les flammes qui envahissaient CrèveCoeur. Il se dirigeait vers sa cabane en bois, difficilement maintenue en équilibre dans un arbre qui perdait le sien. Le grand chêne était déjà penché, ses racines sortant de terre. Il avait oublié son doudou favori dans son terrain de jeu détruit.
La femme du commerçant essaya de se précipiter pour le récupérer, mais son mari la retint par le poignet. Elle était trop grande et trop lourde. Cette mère en détresse, malgré toute sa volonté, ne serait jamais assez rapide pour y parvenir à temps.
Fleeheviä quitta le muret sur lequel elle se tenait. Peut être qu’avec ses serres, si elle y volait assez vite, elle pourrait retenir le jeune gorille. Filant entre les airs avec sa légèreté habituelle, elle put frôler l’épaule de l’enfant, mais dû s’arrêter net lorsqu’une ombre vint la recouvrir. L’arbre qui se trouvait en face d’elle s’effondrait bien trop rapidement, emporté par le poids de la cabane et de ses branches. Le tout s’écrasa juste devant elle, dans un fracas qui fit siffler ses tympans.
La cabane et les planches qui la formaient s’explosèrent au sol, n’en résultant plus qu’un débris inutile parmi tant d’autres. Et une flaque de sang pourpre vint recouvrir le sol terreux de la petite cour. Rodaik était resté en dessous du grand chêne, et sa courte vie venait d’être brusquement emportée par la chute de l’arbre. Tout ça pour une simple peluche.
La mère hurla de douleur et de tristesse tandis que Fleeheviä prenait finalement conscience de l’horreur qui l’entourait.
Les pieds sur terre, elle voyait un monde moins vaste mais plus « vrai » que celui qui lui était offert dans les airs. Elle voyait ce qu’une majeure partie de la population était forcée de voir et de vivre.

Une vieille femme, une jument aux articulations abimées par le temps, toussait au sol, ne pouvant plus se déplacer. Deux autres adultes avaient la gorge asséchée par les cendres, crachant leurs poumons. Mais le puit avait été détruit par les secousses. Il ne restait plus d’eau potable. Mais les fruits qu’elle avait vu plus tôt en comportaient, eux.
Cependant, ils ne seraient jamais suffisants. Il y avait trop de monde et bien trop de dégâts. Jamais les blessés ne pourraient être évacués en une journée, et personne ne tiendrait jamais plus d’une journée sans eau ni nourriture.
Pour une fois dans sa vie, les biens les plus basiques qu’elle avait rejeté il y a quelque secondes prenaient une importance et une valeur bien plus grande que celle de quelques pièces d’or.

Prenant son courage à deux mains, elle quitta des yeux l’enfer qui l’entourait, retournant à nouveau dans les ruines de la boutiques. En deux coups de bec, elle vida les pièces au sol pour les remplacer par les clémentines à moitié écrasées et les pommes quelque peu broyées. Les fruits étaient un peu sales, mais ils feraient l’affaire. Le plus grand problème, c’était la quantité… et la priorité.
Lorsqu’elle retourna à l’exterieur, ce soucis fut d’ailleurs de taille. Qui devait être prioritaire? Les jeunes plus robustes qui avaient plus de chance de s’en remettre avec un fruit, ou les plus âgés qui ne survivraient sans, mais n’avaient pas toutes les garanties de tenir la journée même si on leur offrait? Les blessés légers qui avaient besoin de forces, et qui pourraient par la suite les aider, ou les blessés graves qui avaient impérativement d’une source d’eau pour vivre? Quelle était la priorité, l’ordre logique le plus avantageux?
Non. C’était bien pire que cela.
Il lui fallait évaluer le prix d’une vie. Déterminer qui méritait le plus de survivre, et qui apporterait le plus dans toute cette misère. La civilisation avait laissé place à la sauvagerie, et ça lui coutait d’admettre que probablement même les hybrides n’avaient jamais eut une pensée similaire à la sienne, tellement elle fut horrible à son gout. Mais avait-elle vraiment le choix?

Elle avait beau éviter son regard, elle savait. Elle savait, au moment où elle tendait ses fruits aux deux jeunes chiens assoiffés, que la jument posait sur elle des yeux suppliants et qu’elle souffrait. Mais elle ne pouvait pas. Il lui faudrait attendre, souffrir en silence, car après avoir été nourrie, cette jument ne pourrait rien faire d’autre qu’attendre. Mais ces deux canins, eux, pouvaient maintenant l’aider à chercher des biens pour nourrir davantage de monde.

- Il nous faut de l’eau et de la nourriture! Des fruits, des légumes, de la viande, tout devrait faire l’affaire. Les plus grands et les plus forts devaient prendre quelques recipients et aller chercher de l’eau potable! Le puit n’est plus utilisable! s’écria-t-elle, dans l’espoir de se faire entendre. Donnez les biens en priorité aux blessés légers et aux plus jeunes, tout ceux qui pourront nous aider à la récolte!



Même les manifestants de tout à l’heure, blessés pour la plupart, ne rechignèrent pas lorsqu’on leur proposa de la viande pour se nourrir. Comment pouvaient-ils refuser, alors que certains tueraient pour quelques vivres à cet instant même?
Se faufilant entre les courants, les cris, les larmes, les ruines et les corps, Fleeheviä parcourait CrèveCoeur à la recherche de bâtiments accessibles. N’importe quoi qui pourrait contenir un peu de nourriture ou de gourdes d’eau. Elle même commençait à avoir besoin de s’hydrater, et avec l’arrivée du crépuscule, les couvertures devenaient également une nécessité. La température ne faisait que baisser, et ça n’irait certainement pas en s’améliorant.
Les Dieux avaient-ils été mit en colère, pour leur infliger pareil traitement? Qu’avait-il bien pu se passer, là haut, pour qu’ici bas devienne un tel enfer? Perdue au beau milieu de ce désastre, Fleeheviä ne savait plus où donner tête. CrèveCoeur lui crevait le coeur.



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MessageSujet: Re: [Mission] Des vivres pour le peuple. Dim 2 Juil - 19:12
Cette journée paraissait plutôt habituelle pour le jeune furet au poils sombre alors qu'il venait tout juste d'arriver à Crève Coeur pour vendre une petite machine qu'un particulier lui avait acheté. Il découvrit l'agitation ordinaire d'une ville en pleine journée alors que la commerce marchait et que le marchandage s'effectuait dans les rues. Crash avança au milieu de la foule, cherchant tranquillement son point de rendez-vous, loin d'être pressé étant donné qu'il était un peu en avance. Il se fit interpeller par de nombreux marchands qui vendaient leurs produits comme étant révolutionnaires alors que la plupart étaient sûrement de la contrefaçon qui ne valait pas le prix qu'elle affichait. Crash était connaisseur pour ce genre de choses et il voyait même parfois de loin ce qui était faux et ce qui était authentique. Il ignorait donc la plupart des marchands et se concentra sur la recherche de son lieu de rendez-vous.

Il arriva finalement devant un lampadaire central qui ressemblait parfaitement à la description de son client. A son pied, il apperçut justement ce dernier, addossé contre le lampadaire. Celui-ci était apparemment venu en avance aussi... Tant mieux, ça permettait à Crash de gagner du temps sur sa journée et le temps c'est de l'argent ! Il salua le client, un chien noir aux oreilles tombantes, et lui présenta son article. La qualité était palpable et le canin ne fut pas peu satisfait de son achat en le voyant pour de vrai pour la première fois. Un sourire étira ses babine tandis qu'il tendit l'argent au furet qui prit bien le temps de vérifier que le compte était bon avant de souhaiter une bonne journée à l'acheteur et de faire volte-face.

Mais alors qu'il s'apprêtait à déjà quitter la ville pour se rendre là où il avait rendez-vous le lendemain et où il devait passer la nuit, il vit débouler devant lui toute une troupe de lapin effrayé qui semblait fuir quelque chose. Il vit alors d'autres animaux sauvages paniqué déferler dans les rues qui se transformèrent rapidement en un véritable capharnaüm. Et alors que Crash tentait de comprendre d'où venait ce boucan, la réponse est venu tout naturellement en dessous de ses pattes : la terre se mettait à trembler. La panique monta d'un seul coup dans la ville tandis que tout Crève-cœur se mit à hurler de peur. Crash ne hurla pas, il préféra courir pour se cacher. Et alors qu'il sentait quelque chose de puissant venir du fond de la terre, quelque chose de dévastateur, il eut le réflexe de sortir son invention de secours : un hélicoptère de poche ! Il sortit un objet qui se déplia alors sous forme de mini plateforme avec deux poignée et des hélices qui se sont rapidement mises à tourner. Le furet a saisi les poignées et il s'est envolé de justesse du sol alors que ce dernier s'ouvrit en deux sous les cris d'horreurs, des habitation entières se faisant engloutir dans la large fissure béante. Il prit de la hauteur pour sortir du nuage de poussière causer pas les effondrement et toussa pour évacuer cette dernière de ses poumons. A mi hauteur, il vola sur place à l'aide de son appareil pour observer la scène de haut tandis qu'elle se calmait lentement. Il redescendit alors et se posa au sol, accrochant son hélicoptère de poche désormais arrêté sur son dos pour pouvoir le saisir rapidement en cas de prochaine secousses. Il mit alors ses lunettes sur ses yeux pour se protéger de la poussière et, entre deux quintes de toux, il se mit à avancer au milieu des débris.

Il ne pouvait croire ce qui venait d'arriver sous ses yeux : la moitié de la ville avait été engloutie sous la terre et un grands nombres d'habitations été détruites, d'autres en feu... Crash vagabondait dans les rues, ne sachant trop quoi faire dans un premier temps. Il pouvait pour la première fois se réjouir d'habiter à Port Abandonné et d'avoir l'habitude de ce genre de catastrophe. Alors qu'il arriva au coin d'une maison totalement détruite, Crash entendit les pleurs d'un enfants en détresse. Les oreilles dressées, il fit le tour de l'habitat avant de tomber sur une toute petite loutre qui appelait sa maman. Le petit animal était recouvert de poussière mais ne semblait pas blessé à première vue. Crash s'est approché de l'animal, le rassurant en lui disant que tout allait bien se passé, qu'il allait retrouver ses parents, espérant au plus profond de lui qu'il ait raison. La petite loutre se calma alors et Crash la fit grimper sur son dos, lui mettant ses lunette sur le museau pour protéger ses yeux fragiles des débris. Il continua alors le chemin avec cet enfant sur son dos, les yeux plissés à cause des nuages de poussière.

Lors de sa marche, il tomba sur un tas de nourriture écrasée sur le sol, mélangée à de la cendre et devenue immangeable. Crash réalisa alors que la nourriture allait devenir très précieuse pour les habitant et qu'il fallait en récupérer un maximum. Il aperçut alors une maison assez amochée mais toujours debout et se dirigea vers celle-ci. Le jeune furet déposa son amie loutre au sol, lui indiquant d'attendre sagement et il entra alors dans la maison. Il se dirigea vers la cuisine et prit tout ce qu'il pouvait trouver de comestible : fruits, viande, légumes, aromates... Absolument tout ! Mais alors qu'il remplissait encore son sac de vivres, il entendit un craquement qui se transforma rapidement en une symphonie de craquements sinistres. un planche énorme tomba alors juste sous son nez et il courra en direction de la fenêtre, réalisant que la maison s’écroulait sur elle-même. Il sortit de justesse et serra la petite loutre entre ses pattes pour la protéger de la projection de débris que provoquait l’effondrement de la maison. Une fois terminé, il s'est retourné pour découvrir un petit tas de débris de plus derrière lui. Il regarda dans son sac et fut heureux de constaté qu'il avait tout de même récupéré de nombreux vivres même si il s'agissait toujours d'une bien maigre part à l'échelle de la population entière de Crève-Cœur. Le petite loutre grimpa sur son dos et ils continuèrent leur chemin.

Il tomba alors enfin sur un groupe après de longues minutes de marche. La plupart étaient dans un état pitoyable et Crash avait du mal à regarder la scène qui lui faisait mal au coeur mais il se devait d'aider ces pauvres gens. Et alors qu'il s'approchait pour apporter son aide, il remarqua une oiselle familière qui tentait déjà de faire ce qu'elle pouvait pour aider ces pauvres animaux blessés. Crash reconnu alors le visage de Fleeheviä, une femelle geai qu'il avait croisé au Ravin Hurlant. Elle lança un appel en esperant être entendue, demandant de la nourriture et de l'eau, choses indispensable pour aider les habitants. Crash posa alors son sac au sol et il mit la nourriture dans un plus petit sac qu'il confia à son amie loutre qui semblait calmée maintenant.

"Tu as entendu la dame ? Fais ce que tu as à faire avec cette nourriture, je te fais confiance. Moi, je vais aller en chercher d'avantage. Tiens, prends ma gourde avec toi et donne leur aussi à boire ! Je te fais confiance ! Plus vite nous aiderons ces gens, plus vite tu pourras retrouver tes parents."


Et le jeune furet se retourna et retourna dun pas rapide à l'interieur de la ville pour trouver d'avantage de vivres parmi les débris qui jonchaient le sol, espérant que d'autres volontaires les rejoindraient.

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Haku
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MessageSujet: Re: [Mission] Des vivres pour le peuple. Lun 3 Juil - 13:11
Habituellement, le marché aux esclaves était à BrûleSable, d'ailleurs, il n'y partait jamais vraiment et si vous vous y rendiez aujourd'hui, il serait là... pas entier cependant. Qu'on vende du tissu, du poisson ou des hybrides, en général, les bases étaient les mêmes, parfois, il fallait se lancer dans des voyages pour renouveler son stock de marchandise et le patron du marché aux esclaves en faisait au moins deux fois. Il traversait les trois nations, en passant tout d'abord à Unelma via la Croisée puis il remontait le pays en passant par toutes les plus grosses villes pour arriver au Royaume Canin Ismàr, il restait environ mois à RêveLoin avant de rejoindre les ports aux alentours de RudeHiver pour regagner le royaume Aurinkois via Port Abandonné et rejoindre par la suite BrûleSable. Le patron ne faisait pas toujours lui-même le voyage. C'était le cas pour celui-ci mais il avait envoyé Heru dans le convoi. Le but n'était pas uniquement de refaire le plein d'hybride pour BrûleSable, non, on étendait également le marché dans les autres nations, les convois marchands Aurinkois avaient toujours une bonne réputation et leur exotisme attirait les habitants des autres nations.
Avant la traversée du Marais pour rejoindre Unelma, le convoi avait pour habitude de s'arrêter à CrêveCoeur, histoire de se reposer de la traversée du désert. Il y restait en général quelques jours, le temps de refaire le plein de vivre et d'énergie puis repartait dans l'aube du petit matin. En général tout était prêt et emballer la veille, seules quelques litières de pailles qu'on laissait sur place restaient dehors pour que tout le monde puisse dormir confortablement avant la suite du voyage. La nourriture était sur les chariots, les tonneaux d'eau aussi. Comme la journée ne touchait pas encore à sa fin, on marchandait encore quelques hybrides, de ce fait les nouveaux et les plus réticents attendaient, attacher à l'ombre, les autres aidaient pour quelques tâches ou faisait la sieste, à l'ombre aussi.
Heru lui, était assis en haut d'un petit poteau, histoire qu'on ne lui marche pas dessus, lisant tranquillement en attendant que l'après-midi passe. Hé oui, mine de rien ça existe les hybride avec un minimum d'éducation et à qui on a pris le temps d'apprendre à lire bien que pour la petite bête sable, ça soit surtout les relevés de bénéfices du marché, en soit, beaucoup de chiffres, peu de mots.

Bref, une journée normale où on aurait jamais pu imaginer ce qui allait suivre. Tout commença avec de légères secousses et des cris d'oiseaux. Ce qui avait incité Heru à lever les yeux de sa lecture pour voir un troupeau de sauvages s'enfuir au travers des rues, complètement paniqués tandis que tous les oiseaux de tous les arbres semblaient s'être envoler dans le ciel. La surprise et la martellement du sol fit perdre l'équilibre à l'hybride sable qui tomba dans un panier de corde. Il n'eut pas le temps d'essayer de sortir que l'Apocalypse se déclencha, l'incitant à rester bien à l'abri dans son panier.
Rouler en boule dans ses cordes, ne voyant pas l'extérieur, il entendait des cris, des craquements, des bruits sourds. Le panier fut shooté ou emporter par quelque chose, Heru ne sut pas vraiment mais en tout cas ça bougea et pas gentiment, le roulement lui donna la nausée et finalement il finit sa course en s'éclatant contre un mur de pierre. Heureusement que de nos jours, les paniers étaient solides et de bonne qualité, si le fond s'enfonça sur lui même, l'hybride avait eu plus de peur que de mal.
Petit à petit, les choses semblèrent se calmer et finalement, Heru décida de sortir de sa cachette, galérant un peu avec les cordes. Il tomba de son panier, encore tout emmêler, sautillant sur ses pattes arrière comme si ça allait le libérer mais ça ne lui fit que perdre l'équilibre. C'est là qu'il découvrit la vision d'horreur autour de lui.
Les maisons étaient éventrées, au loin une épaisse fumée indiquait un début d'incendie. La poussière faisait tousser, les animaux étaient pour la plupart plus ou moins blessé et la terre était éventrée. Se libérant à demi des cordes bien qu'une continua à le suivre sur quelques pas, Heru déambula dans les rues détruites aux milieux des gens pleurant, souffrant, mugissant. Köttur, qu'as tu fait ? Il remonta les rues jusqu'à ce qu'il tombe sur la vision la plus horrifique qui soit, les chariots du convoi étaient reversés et pour la plupart éventrés. Les vivres jonchaient le sol, sortis de leurs petits emballages et de leurs caisses, les tonneaux avaient pour la plupart disparus, ayant roulés pour aller s'éclater plus bas, renversant leurs eaux si coûteuses. Les litières étaient éparpillées et salie et pour finir, pratiquement tout les hybrides s'étaient enfui, laissant que les plus petits et les moins chanceux que des purs chassaient pour venir piller la cargaison de vivre.
Non mais non mais non ! Laissez ça ici bande de sales voleurs ! Ni une ni deux, Heru s'élança à vitesse grand V, propulsé par ses pattes arrières de lapin jusque sur un tonneau que deux jeunes lions mâles étaient en train d'emmener, ailes déployer, plumes gonflés, la queue fouettant l'air et les mâchoires claquantes.

« Bah les pattes bande de vauriens, ces vivres ne sont pas à vous ! »

Les deux lions se regardèrent avant d'éclater de rire.

« Hé t'es con ou quoi ? T'as vu ce qu'il s'est passé ou quoi ? Y'a des blessés, on réquisitionne toutes les vivres et l'eau pour partager avec tout le monde, il n'y a plus d'appartenance.
-Et puis même si ce n'était pas le cas, tu crois vraiment qu'une peluche comme toi pourrait nous emp... AIE ! BORDEL, CE CON VIENT DE ME MORDRE LE MUSEAU ! »


Pur ou pas pur, Heru appartenait au marché et le marché, il le défendrait, nah ! Et notez bien, mieux vaut éviter d'approcher son nez d'une gueule de crocodile, même si y'a un corps de lapin derrière.

« ENLEVES LE MOI ! ENLEVES LE MOI ! »

Notez aussi que ses crocs de crocodiles dans un museau, ça tient vachement bien.

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MessageSujet: Re: [Mission] Des vivres pour le peuple. Mar 4 Juil - 22:16

DES VIVRES POUR LE PEUPLE
Feat Fleeheviä, Crash, Heru
Le soleil, haut dans le ciel et baignant la ville d’une chaleur presque étouffante, avait poussé Ariane à se retrancher dans la cave qu’elle habitait. La porte d’entrée, qui était à l’origine une ouverture creusée pour l’aération mais que la jeune hybride avait élargie, laissait passer si peu de soleil à l’intérieur que la pièce baignait dans une obscurité quasi-totale – mais c’était bien un moindre mal au vu de la fraîcheur associée. C’était un véritable luxe qu’Ariane s’offrait là, elle qui vivait habituellement dans des conditions plus que précaires. Tous les riches purs de la ville devraient dans la journée subir la chaleur dans leurs habitations ouvertes, tandis qu’elle bénéficierait au moins pour aujourd’hui d’un confort optimal.

S’allongeant à même le sol, délaissant les couvertures dans lesquelles elle se couchait habituellement, Ariane s’offrit un peu de repos. La matinée n’avait pas été bonne pour ses affaires, elle avait à peine volé de quoi se nourrir aujourd’hui, mais elle avait des réserves – même si celles-ci étaient généralement consacrées aux rudes journées hivernales. Sur des étagères ou entassées contre le mur, babioles et conserves tapissaient la pièce, lui donnant un aspect de bunker qui ne déplaisait pas à Ariane. Une vieille brouette, étonnamment grande, contenait de l’eau probablement croupie. L’hybride ne se sentait en sécurité qu’ici, dans cette cave que le propriétaire du bâtiment avait délaissée et qu’il n’avait pas visitée depuis des années, et qu’elle avait aménagée en véritable demeure. L’ouverture, si étroite qu’elle peinait parfois à y passer – seulement les mois où elle mangeait à sa faim, pourtant – lui assurait de ne jamais être dérangée par plus gros qu’elle. Elle avait bien la visite de quelques souris, parfois, mais celles-ci constituaient alors un mets de choix parmi les conserves périmées et trop salées de poisson. Au cours des mois, Ariane avait même aménagé un système de pont-levis inversé. En tirant sur une cordelette faite de crins de cheval, elle pouvait faire basculer une vieille tôle de fer devant l’entrée de sa cave, la bouchant ainsi complètement. La tôle était donc à l’horizontale, parallèle et plaquée au plafond, en attendant d’être basculée. Elle le faisait toutefois rarement, car il lui était très difficile de la remettre en place et donc de sortir.

Sommeillant à moitié, gardant son ouïe aux aguets afin de fuir en cas de nécessité, Ariane ne sentit rien du désastre qui se préparait. Elle avait un instinct plutôt bon par rapport à ses congénères, mais il n’était pas assez bon. Elle ne se leva pas lorsqu’elle entendit une nuée d’oiseau, au loin, piaillant à la mort, s’envoler. Elle ne se leva pas lorsqu’elle entendit un quelconque mammifère crier. Elle ne se leva que lorsqu’elle entendit, ou plutôt qu’elle sentit, le crissement des griffes de millier de rongeurs contre le sol en pierre de BrûleSable. Elle avait appris, par la force des choses, que l’instinct des rats était d’une étonnante perspicacité. Elle leur faisait confiance bien plus qu’elle ne faisait confiance à un pur, aussi furent-ils la raison pour laquelle elle bondit de sa couchette, le cœur battant à mille à l’heure, les oreilles tendues dans l’espoir de discerner l’origine de l’affolement des bestioles. Quelle que soit cette origine, elle avait au moins le mérite de démontrer que les rats étaient loin d’avoir été exterminés de la ville majoritairement féline, à l’inverse de ce qu’il se disait dans les hautes sphères de la société. Attrapant avec ses serres la petite bourse d’urgence qu’elle conservait toujours près d’elle, Ariane bondit hors de son abri. Ce qui l’animait maintenant n’était plus une quelconque peur, mais une véritable panique ; elle savait reconnaître le danger. Alors qu’elle courait dans les petites rues, cherchant à éviter les artères de la ville qui seraient sans nul doute comblées de monde, aussi bien touristes que marchants, elle comptait dans sa tête. C’était devenu une manie le jour unique où elle avait échappé à une arrestation par des purs. Lorsqu’elle sortait à découvert, dans les rues de BrûleSable, elle comptait jusqu’à 180. Cent quatre-vingt, c’était le nombre de secondes qu’elle s’autorisait dans une rue à découvert, soit 3 minutes. Au-delà, il devenait urgent pour elle de trouver un abri. Elle en était à trente-sept lorsque cela se produisit. Cela n’avait pas de mot, ou alors Ariane ne le connaissait pas ; elle ne l’avait jamais ressenti auparavant. C’était léger mais cette sensation inconnue réveilla en elle une peur ancestrale. Le sol trembla pendant ce qu’il sembla être une éternité, la figeant au sol, annihilant toute pensée de son esprit, au point qu’elle en oublie de compter. Lorsque ses os cessèrent enfin de s’agiter dans son corps, Ariane leva les yeux au ciel. Des oiseaux y étaient réunis par centaines, faisant des cercles, craignant sans doute toujours de se poser. Un silence de plomb régna quelques secondes dans le fort, puis ce fut un boucan comme on n’en voyait plus guère même les jours de marché intensifs. Partout, des voix s’élevaient, on entendait les pleurs des enfants appelant leurs parents, on entendait les cris des parents cherchant leurs enfants ; un brouhaha assourdissant qui faisait à lui seul trembler encore les murs de BrûleSable.

Ariane se dirigea sans plus attendre vers une planque connue des hybrides clandestins de la ville, une planque où on offrait refuge pour une nuit à ceux qui en avaient besoin. Elle y trouverait assurément l’hybride le mieux informé et le plus érudit de BrûleSable, et il saurait lui dire ce qui s’était passé. Il n’avait pas de nom, tout du moins personne ne le connaissait ; il semblait assez âgé pour mourir paisiblement dans son lit mais chaque jour on le trouvait derrière son comptoir, perché avec assurance sur son siège. On l’appelait le Singe, même s’il n’en avait que la tête, son corps étant l’hétéroclite mélange entre une chouette et un castor. Il avait sans doute absorbé bien d’autres animaux mais Ariane n’avait jamais osé le fixer suffisamment longtemps pour deviner lesquels. Une fois arrivée à l’entrée du comptoir, Ariane se rendit compte qu’il n’était pas sage de rester là. En effet, une foule d’hybrides – et même de purs, étonnamment, qui semblaient donc connaître ce repère de vagabonds – se massait à l’entrée. Ils cherchaient tout comme elle des renseignements. Le Singe tentait de les disperser, sachant pertinemment qu’un tel rassemblement ne manquerait pas d’attirer des félins aux mauvaises intentions. Ariane se fraya un passage jusqu’à un spot idéal pour passer dans un quartier différent de BrûleSable. Sur son passage, elle entendit distinctement à plusieurs reprises les mots « tremblement de terre » et « CrèveCœur ». Le cœur de la chatte manqua un battement ; nul besoin d’être un de ces privilégiés éduqués pour comprendre ce que cela impliquait. Un tremblement de terre à CrèveCœur avait sans aucun doute détruit de nombreuses habitations et fait des blessés. Ariane n’hésita pas : que ce soit par intérêt ou par altruisme, elle se mit à courir vers les remparts de BrûleSable, en quête d’une sortie discrète afin de se diriger vers le petit village victime des aléas naturels.

Elle n’aurait su dire combien de temps il lui fallut pour arriver sur place, mais la force qu’elle ne pouvait revendiquer faisait place chez elle à une endurance certaine qui aurait fait des jaloux. Elle arriva donc à peine essoufflée sur le lieu du drame. Déjà les secours s’organisaient, on apportait à boire et à manger aux blessés, déjà on fouillait les ruines à la recherche de survivants. Figée à l’ombre d’un des rares arbres ayant résisté au séisme, elle fixait la scène, son cœur balançant entre deux possibilités. Elle pouvait bien évidemment joindre ses efforts à ceux des hybrides et purs déjà présents, dans un rare moment de communion respectueuse, ou alors elle pouvait profiter de la cohue générale pour piller ce qu’elle pouvait, ce qui lui assurerait un joli butin sans risque d’être attrapée.
Hésitante, elle vit une geai incitant à l’aide de sa petite voix les témoins à aider. Elle n’était peut-être pas, en temps normal, du genre à venir en aide à son prochain – et elle avait ses raisons à cela – mais aujourd’hui n’était pas un jour normal. Elle s’en voudrait demain, le ventre vide, de ne pas avoir agi pour elle en premier. Mais la vision des blessés au sol et les voix appelant encore à l’aide sous les décombres étaient insupportables, même pour les plus égoïstes d’entre eux. C’était un spectacle atterrant, aberrant, et les pleurs des petits étaient un véritable crève-cœur. Ce fut la vision d’un enfant prostré devant son parent qui décida Ariane. Elle s’engouffra dans une maison à quelques rues de là, qui ne semblait pas avoir été fouillée. Un pan entier de mur s’était écroulé, dévoilant une scène qu’elle n’aurait jamais crue voir : un intérieur dévasté, sens dessus dessous, au point qu’on n’aurait su dire de quelle pièce il s’était agi avant le désastre. Elle trouva la cuisine à côté de ce qui avait été une entrée. La table tenait toujours debout, mais pots et verrerie étaient brisés au sol. Marchant délicatement, faisant attention à ne pas s’ouvrir en marchant sur du verre brisé, Ariane ouvrit sa petite bourse et y plaça tout ce qu’elle trouvait de comestible, ainsi que les pots qui avaient survécu au tremblement de terre. Il en restait peu, mais la bourse ne pouvait de toutes façons en contenir que peu ; parmi sa récolte se trouvaient un pot avec des tomates séchées, qui avaient l’avantage d’être mangeable par beaucoup d’animaux ; un pot de de graines ; de nombreuses pièces de viande séchée et quelques fruits qui n’avaient pas été écrasés. Elle sortit de la maison déserte et retourna sur la place où les victimes étaient réunies. Elle abandonna sa récolte à un pur qui distribuait déjà de la nourriture et fila aussitôt, peu désireuse de s’attirer des ennuis à cause de son hybridation. Retournant dans la ruelle où elle était précédemment, elle entra dans la maison suivante, cette fois par une fenêtre du premier étage, l’entrée étant bouchée par un effondrement. A l’intérieur, elle trouva plus de vivres que dans la première maison, les réserves ayant été épargnées car protégées par un solide placard. Elle continua ainsi sa quête de vivres, s’oubliant complètement, seulement désireuse d’aider, pour la première fois de sa vie.


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[Mission] Des vivres pour le peuple.
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