Défi rp : Exploration / Liberté, chère liberté, traîtresse de liberté
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 ::  :: ✧ BrûleSable
MessageSujet: Défi rp : Exploration / Liberté, chère liberté, traîtresse de liberté Lun 6 Nov - 18:21
Je me réveille au marché comme d’habitude très tôt, avant même le lever du soleil. Même si je suis ici depuis maintenant un moment, mon horloge biologique reste nocturne, et ce même si le soleil de Brûlesable et les marchands m’empêchent de dormir le jour.
La lune décline à peine dans le ciel constellé de tâches blanches éclatantes que sont les étoiles. Dans ma petite cage à oiseau, la tête en bas, j’ouvre les yeux. Autour de moi, tout est endormi. Un sourire narquois orne ma gueule de chiroptère. Je me laisse tomber au sol et m’assure que tout autour et calme. Le plus silencieusement possible, de mes griffes antérieures, je tente d’écarter les barreaux de ma cage, juste à côté de la porte. À force d’un peu chaque nuit, j’arrive à ouvrir ma prison suffisamment pour faire passer mon aile valide au travers. De là, minutieusement, avec toute la patience du monde, je tente de forcer le cadenas. Des jours et des jours que mon plan d’évasion est en place, enfin la liberté s’approche de moi, elle m’ouvre les bras ! Le cadenas cède et tombe sur le sable avec un son discret. Réprimant un cri de victoire, je m’envole dans la nuit d’une allure gauche. Le vent dans mes ailes m’a tellement manqué !

J’observe le marché depuis les airs, attrape quelques insectes au passage et je trouve une demeure inhabitée à l’ombre. Fatigué de la chaleur et de l’inconfort de ma cage du marché, je me perche à une poutre et m’endors d’un sommeil de plomb.

Je me réveille et je m’étire longuement après de bonnes et longues heures de sommeil bien méritées. Quand je me pose à la fenêtre de mon abri, je découvre avec horreur que le marché bat son plein. Je plaque mes oreilles contre mon crâne et cache ma tête entre mes ailes.

Argentum… Que tu es con ! Te voilà seul, et plus que tout, recherché.

Pris par l’ennui et une cruelle envie d’aventure, je bondit dans le vide et tournoie en piqué jusqu’en bas et, terrifié à l’idée de retomber entre les sales pattes des marchands, je me rues sous un étal. La gorge serrée, je jette un coup d’œil à l’extérieur. Personne ne semble avoir remarqué quoi que ce soit. Passant sous les tables tel une flèche, j’entends les conversations et je finis par reconnaître une voix familière qui m’indique que je suis arrivé sous l’estrade où sont vendus les esclaves. C'est la voix du jeune hybride, mi-lion mi-antilope qui dort juste à côté de ma cage la nuit, et autant dire qu’il parle beaucoup ! Je me stoppe net lorsque je comprends ses paroles. Je tends les oreilles vers le haut mes longues oreilles lapines, les collants aux planches de bois. Apparemment la rumeur de ma fuite c'est répandue. Mon voisin de cage s’inquiète pour mon état, disant que les marchands veulent me tuer pour donner l’exemple. D’autres se plaignent de mon astuce, une voix grave, sèche et apparemment énervée les fait taire d’un coup, me vrillant les oreilles au passage. J’entends des pas juste au-dessus de moi et ramène mes deux touffes de poil blanches pour qu’il ne me voit pas au travers des planches. C'est l’un des esclavagistes, un léopard féroce. Il leur crie de se la fermer, que les autorités m’ont découvert, moi, apparemment un fuyard, lâche et inconscient, et que j’ai eu très bon goût. Je grimace. Il ment, bien entendu, mais je me retiens de dire quoi que ce soit, il serait bien capable de me croquer vivant devant tous les autres hybrides j’en suis certain. Alors, craignant pour ma peau, je continue mon avancée le long du marché, bien caché et très discret.

Je découvre que le marché se termine par un cul-de-sac. Je peste et, m’assurant du bout des oreilles que très peu seront les témoins, je prends mon envol à toute vitesse vers le toit du bâtiment le plus proche. J’atterris en plein soleil, épuisé, mon aile droite dolente. Je me permet donc quelques secondes de répit, allongé, profondément essoufflé. Une fois pleinement remis, je me redresse sur mes ailes et rejoins le bord en quelques battements. Je manque de tomber de surprise. BrûleSable est gigantesque ! Je souris et me lance, de maison en maison. Les rues bondées, les bruits, les odeurs, la chaleur, je découvre tout cela sous un nouveau jour, un jour de liberté, un jour de paix. J’inspire une grande bouffée d’air chaud. Mes yeux d’albinos me piquent, mais ça ne m’empêche aucune découverte. En quelques clics, je recouvre la vue grâce à l’écholocalisation. Je bondis pour me défouler les ailes. Le vent dans ma fourrure me fait tellement du bien ! Liberté, très chère… Aïe… Je ne sens plus mon aile droite, elle m’a lâchée ! J’ouvre les yeux et tente de reprendre le cap, mais me voilà descendre le ciel comme une boule de feu ! Je heurte un mur et perds conscience.

Je me réveille des heures plus tard. Il fait noir, il fait nuit, mais ma peau me brûle comme si il faisait canicule. J’ai l’impression d’avoir cramé à cause des ultraviolets. J’ouvre les yeux lentement, et mon regard sang se pose sur un tout petit œuf. Je m’approche de lui et le vois se fissurer. Un tout petit serpent en sort, une vipère plus précisément. Je regarde aux alentours. Pas de trace de la mère… Pauvre petit gars… Le voilà orphelin.

Je lui lance un regard compatissant et me glisse hors de la petite ruel… Aïe ! Encore tombé ! Il fait trop noir pour que je vois quoi que ce soit alors je me concentre et envoie des clics en tout sens pour visualiser la pièce. Enfin… Plutôt le couloir en fait. Un très long couloir froid et sinueux et silencieux et… Je me crispe. Inquiétant tout ça. Je prends un chemin et avance en cliquant, ma queue touffue traînant mollement sur le sol froid. De temps en temps, je sens un courant d’air empli de sable au-dessus de la tête. Je suis sous la ville, j’en suis maintenant sûr. À un croisement, je remonte dans la rue et volette un peu, cherchant un abri pour la nuit moins… Craignos. Soudain, je sens des griffes m’attraper par la peau du cou et me soulever sans aucun effort. J’ouvre les yeux et… oh, un léopard… Comme le monde est petit… Le marchand grogne, me mettant au défi de dire quoi que ce soit. Je me contente de serrer de mes ailes ma touffe d’écureuil contre ma poitrine, les oreilles plaquées contre mon dos, la tête rentrée dans mon cou. Je sais que je ne survivrais pas. Mais au fond, je suis heureux d’avoir réussi à leur échapper une journée entière. Quelques minutes plus tard, sans que je n’y comprenne rien, je me retrouve seul, attaché à un poteau sur l’estrade d’où les esclaves étaient présentés au public. Je chuchote pour moi-même, ironique

J’en déduis que je suis sauf ?



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Argentum
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